Vague de violences en Afrique du Sud : plusieurs pays africains alertent leurs ressortissants face aux attaques xénophobes
Vague de violences en Afrique du Sud : plusieurs pays africains alertent leurs ressortissants face aux attaques xénophobes

Plusieurs pays africains ont appelé leurs citoyens vivant en Afrique du Sud à faire preuve d’une extrême prudence face à une montée des violences visant les étrangers. Le Kenya, le Malawi, le Lesotho et le Zimbabwe ont notamment conseillé à leurs ressortissants de limiter leurs déplacements et de rester à l’intérieur.

Cette alerte intervient alors que le pays connaît une nouvelle vague de manifestations contre l’immigration clandestine, parfois accompagnées d’attaques violentes visant des migrants originaires d’autres pays d’Afrique subsaharienne.

Des organisations de défense des droits humains dénoncent une situation de plus en plus préoccupante. Selon elles, les migrants servent de boucs émissaires dans un contexte économique difficile marqué par un chômage proche de 30 %, touchant particulièrement la population noire sud-africaine.

Le Ghana a demandé au bloc régional de l’Union africaine d’intervenir face à cette flambée de violences. Accra a également annoncé avoir organisé le retour sécurisé d’un de ses ressortissants après la diffusion virale d’une vidéo dans laquelle il était pris pour cible.

De son côté, le Nigeria a indiqué avoir rapatrié au moins 130 citoyens à la suite de la mort de deux Nigérians dans les violences récentes. Ces événements ravivent les tensions diplomatiques récurrentes autour des attaques xénophobes en Afrique du Sud.

L’Afrique du Sud, première puissance économique du continent, attire depuis des années des migrants venus de toute l’Afrique à la recherche de meilleures opportunités économiques. Mais les difficultés sociales et le chômage élevé alimentent régulièrement des mouvements hostiles aux étrangers.

Cette nouvelle vague de tensions suscite de vives inquiétudes dans la région, alors que plusieurs gouvernements africains réclament des mesures plus fermes de Pretoria pour protéger les communautés étrangères et empêcher une aggravation des violences.

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