Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi que les États-Unis se réservaient le droit de « sécuriser militairement » la base aérienne conjointe de Diego Garcia si de futurs accords venaient à menacer l’accès américain à ce site stratégique. Cette déclaration est intervenue après des discussions qu’il a qualifiées de « productives » avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.
Diego Garcia, située dans l’archipel des Chagos, abrite une base militaire clé pour les opérations américaines et britanniques dans l’océan Indien. Le mois dernier, Donald Trump avait vivement critiqué l’accord conclu en 2025 par Londres, qui prévoyait le transfert de la souveraineté de l’archipel à Maurice, qualifiant cette décision de signe de « faiblesse totale » et de « grande stupidité ».
Dans un message publié jeudi sur son réseau Truth Social, le président américain a toutefois reconnu que l’accord négocié par Keir Starmer représentait « le meilleur qu’il pouvait obtenir ». Le texte prévoit en effet un bail de 99 ans permettant au Royaume-Uni de conserver le contrôle opérationnel de Diego Garcia, tout en garantissant la poursuite des activités militaires américaines sur la base.
Donald Trump a néanmoins averti que Washington agirait si cet équilibre venait à être remis en cause. « Si le contrat de location devait être rompu à l’avenir, ou si quiconque menaçait ou mettait en danger les opérations et les forces américaines sur notre base, je me réserve le droit de sécuriser et de renforcer militairement la présence américaine à Diego Garcia », a-t-il déclaré.
Ces propos soulignent l’importance stratégique que les États-Unis accordent à cette installation, utilisée notamment pour des opérations aériennes et navales au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie. Ils reflètent aussi la volonté de l’administration Trump de conserver une liberté d’action maximale sur les dossiers de sécurité, même lorsqu’ils impliquent des accords de souveraineté sensibles avec des alliés proches.