Au moins trois pétroliers ont été endommagés dans le Golfe à la suite des frappes américaines et israéliennes contre l’Iran et des représailles iraniennes qui ont accru les risques pour la navigation commerciale, ont indiqué des sources maritimes et des responsables.
Selon ces sources, les navires auraient subi des dommages collatéraux dans une zone déjà sous forte tension militaire. L’intensification du conflit a poussé des centaines de bâtiments à jeter l’ancre ou à modifier leur trajectoire, les armateurs cherchant à éviter les zones jugées les plus dangereuses.
Les assureurs maritimes s’attendent à une forte hausse des primes liées aux risques de guerre, ce qui pourrait renchérir davantage les coûts du transport de pétrole et de marchandises. Les marchés de l’énergie surveillent de près l’évolution de la situation, le Golfe étant une artère essentielle du commerce mondial des hydrocarbures.
L’Iran a par ailleurs affirmé avoir interrompu la navigation dans le détroit d’Ormuz, un passage stratégique par lequel transite environ un cinquième du pétrole mondial. Une telle mesure, si elle était confirmée à grande échelle, pourrait avoir des conséquences majeures sur l’approvisionnement énergétique mondial.
La montée des tensions militaires en mer s’ajoute aux frappes aériennes et aux échanges de missiles qui secouent déjà la région, faisant craindre une perturbation prolongée des échanges commerciaux et une volatilité accrue des prix du pétrole.