Silvana Armani rend hommage à une dynastie de mode avec une collection fluide et essentielle à Milan (AP)
Silvana Armani rend hommage à une dynastie de mode avec une collection fluide et essentielle à Milan (AP)

Silvana Armani, nièce de Giorgio Armani, a présenté dimanche sa première collection signature sans l’apport du fondateur emblématique de la maison, décédé le 4 septembre à l’âge de 91 ans. Ce défilé, qui a clôturé la Fashion Week de Milan, marque un nouveau chapitre pour le groupe Giorgio Armani.

Parmi les invités du premier rang figurait l’actrice Andie MacDowell, 67 ans, venue soutenir cette transition historique. « Il est important pour moi de représenter les femmes d’un certain âge et de montrer que nous sommes toujours élégantes, puissantes et que nous aimons la vie », a-t-elle déclaré, vêtue d’un tailleur sombre orné d’une rose en relief.

La collection féminine pour l’hiver prochain s’est distinguée par sa fluidité, son minimalisme et une modernité fidèle à l’essence Armani. Aucun bijou n’était porté, à l’exception de broches représentant le signe astrologique du Cancer, clin d’œil discret à la date de naissance du créateur.

Les premiers looks, dominés par un gris ardoise urbain, étaient adoucis par des blouses en soie nouées façon foulard. Des ceintures bordeaux structuraient les silhouettes, tandis que des manteaux longs frôlaient le podium. Les vestes, souples mais parfaitement taillées, constituaient l’ossature de la collection, à l’image de celles chères au fondateur : modèles matelassés d’inspiration japonaise, manteaux en shearling coloré et blazers aux lignes épurées.

Les pantalons fluides, parfois dotés de plis latéraux pour donner du volume, accompagnaient des blouses à col montant et des anoraks évoquant un mode de vie actif. Les sacs portés en bandoulière et les lunettes teintées renforçaient cette allure dynamique. La palette évoluait vers le bordeaux et le bleu nuit, présenté comme le nouveau noir.

Les pièces en velours brodé apportaient une élégance feutrée, tandis que les tenues du soir, avec leurs corsets irisés légèrement détachés du corps, restaient fidèles à une sophistication discrète. Même les silhouettes les plus habillées étaient associées à des sacoches en bandoulière, suggérant une femme en mouvement, indépendante et contemporaine.

Silvana Armani, 70 ans, a confié après le défilé que la collection reflétait sa propre personnalité. « Travailler avec fluidité et simplicité m’est venu naturellement, car c’est ainsi que je suis », a-t-elle déclaré, saluant le public dans un pull marine et un pantalon assorti.

En parallèle, elle a collaboré avec Leo Dell’Orco sur une collection mixte Emporio Armani dévoilée plus tôt dans la semaine. Inspirée d’un conservatoire de musique, avec un sol en bois installé au théâtre Armani, elle mêlait formalisme britannique et sensibilité italienne, entre redingotes, gilets et denim modernisé.

Le final, composé de chemises blanches impeccables et de smokings noirs, a suscité une longue ovation. Des médaillés olympiques de l’équipe italienne, habillés en tenues sportives EA7 Emporio Armani pour les Jeux de février, figuraient également au premier rang, témoignant de l’empreinte durable de la maison dans la mode et au-delà.

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