Ce mardi 17 juin, la Chambre des communes britannique a adopté un amendement abolissant les poursuites pénales contre les femmes ayant recours à une IVG après le délai légal de 24 semaines. Le texte, soutenu par une cinquantaine d’organisations, a été approuvé par 379 voix contre 137. Il ne modifie pas la durée légale pour avorter, mais met fin aux poursuites qui visaient, ces dernières années, plusieurs femmes ayant avorté tardivement ou après une fausse couche suspecte.
Une réponse aux dérives judiciaires récentes
La réforme fait suite à des affaires choquantes comme celle de Nicola Packer, arrêtée et poursuivie après avoir avorté à domicile à 26 semaines sans en avoir eu conscience. De telles situations, dénoncées par les défenseurs des droits des femmes, avaient vu certaines patientes arrêtées directement sur leur lit d’hôpital. Selon la députée travailliste Tonia Antoniazzi, à l’origine de l’amendement, plus de cent femmes ont été soupçonnées ces cinq dernières années d’avoir avorté illégalement.
Les professionnels de santé ou les proches contraignant une femme à avorter restent, en revanche, passibles de poursuites. L’IVG demeure strictement encadrée : elle est autorisée jusqu’à 23 semaines et 6 jours, ou au-delà uniquement en cas de danger pour la mère ou de malformation grave. Le Parlement a rejeté la proposition visant à faire de l’IVG un droit fondamental.