L’ancien président philippin Rodrigo Duterte ne sera pas présent aux audiences préliminaires de son procès pour crimes contre l’humanité devant la Cour pénale internationale (CPI) la semaine prochaine, a annoncé l’institution basée à La Haye.
Les audiences doivent porter sur des accusations liées à la campagne antidrogue menée durant son mandat, une politique qui avait suscité de vives critiques internationales en raison du nombre élevé de morts. La CPI enquête sur des allégations de meurtres et d’autres violations graves des droits humains.
La Cour n’a pas détaillé les raisons de l’absence de l’ancien dirigeant lors de ces premières audiences. La procédure préliminaire vise notamment à examiner les charges et à déterminer si les éléments réunis justifient l’ouverture d’un procès.
Rodrigo Duterte a toujours défendu sa politique antidrogue, affirmant qu’elle visait à rétablir l’ordre public et à lutter contre la criminalité. Ses partisans soutiennent que son action était nécessaire pour faire face à un problème endémique.
L’évolution de la procédure devant la CPI sera suivie de près, tant aux Philippines qu’à l’international, où cette affaire constitue l’un des dossiers les plus sensibles impliquant un ancien chef d’État asiatique devant la juridiction pénale internationale.