L’Indonésie lève l’interdiction du chatbot Grok d’Elon Musk, sous stricte surveillance (AP)
L’Indonésie lève l’interdiction du chatbot Grok d’Elon Musk, sous stricte surveillance (AP)

L’Indonésie a autorisé la reprise des services du chatbot Grok, développé dans l’écosystème d’Elon Musk, après avoir levé une interdiction liée à la diffusion d’images à caractère sexualisé générées par l’intelligence artificielle. La décision a été annoncée dimanche par le gouvernement, qui précise que cette reprise se fera sous conditions strictes.

Les autorités indonésiennes avaient suspendu l’accès à Grok il y a trois semaines, invoquant le risque de contenus pornographiques produits par l’outil. Le pays était alors devenu le premier au monde à interdire l’accès à ce chatbot, illustrant la fermeté de Jakarta face aux dérives potentielles de l’IA générative.

Dans un communiqué consulté par Reuters, le ministère de la Communication et des Affaires numériques indique que le rétablissement de l’accès se fera « sur une base conditionnelle et sous une supervision étroite ». Cette décision intervient après que X Corp s’est engagé par écrit à renforcer la conformité de Grok avec la législation locale.

Selon Alexander Sabar, haut responsable du ministère, X Corp a soumis un engagement détaillant des mesures concrètes visant à améliorer le service et à prévenir les abus. « Cet engagement constitue la base de l’évaluation et non la fin du processus de supervision », a-t-il souligné, précisant que les autorités procéderont à des contrôles continus.

L’entreprise xAI, qui exploite Grok, ainsi que X Corp, n’avaient pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaires. Plusieurs gouvernements et régulateurs, de l’Europe à l’Asie, ont déjà exprimé leurs préoccupations face aux contenus sexualisés générés par Grok, certains ayant ouvert des enquêtes à ce sujet.

Les autorités indonésiennes affirment que X a mis en place des dispositifs « à plusieurs niveaux » pour limiter les usages abusifs du chatbot. Jakarta entend toutefois maintenir une vigilance renforcée, faisant de cette reprise encadrée un test pour la capacité des plateformes d’IA à respecter les normes locales en matière de contenus numériques.

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