Des milliers de visiteurs ont applaudi et dansé dimanche à l’aube alors que le soleil se levait au-dessus de Stonehenge, à l’occasion du solstice d’hiver. Rassemblés avant le lever du jour dans le froid d’un champ du sud-ouest de l’Angleterre, beaucoup avaient patienté pendant des heures pour assister à ce moment symbolique.
Vêtus parfois de costumes, certains participants ont chanté et battu des tambours, tandis que d’autres se sont recueillis en silence entre les imposants blocs de pierre du cercle préhistorique. Pour de nombreux fidèles et visiteurs, le rendez-vous annuel du solstice d’été comme du solstice d’hiver revêt une dimension spirituelle et constitue un pèlerinage à part entière.
Érigé entre 5.000 et 3.500 ans avant notre ère, le monument a été conçu pour s’aligner avec la course du soleil lors des solstices, des dates clés pour les sociétés agricoles anciennes. Le solstice d’hiver marque en effet le jour le plus court de l’année dans l’hémisphère nord et le début de l’hiver astronomique.
Si le soleil décrit alors son arc le plus bas et le plus court dans le ciel, beaucoup voient dans cet instant un symbole de renouveau. À partir de ce jour, la durée d’ensoleillement recommence à augmenter progressivement jusqu’au solstice d’été, fin juin.
Dans l’hémisphère sud, la situation est inverse : le solstice correspond au jour le plus long de l’année et au début de l’été. À Stonehenge, malgré le froid, l’ambiance était marquée par l’enthousiasme et la célébration, illustrant l’attrait intemporel de ce site millénaire et la force symbolique du cycle solaire.