Chine : un ancien dirigeant de la CNOOC condamné à 14 ans de prison pour corruption
Chine : un ancien dirigeant de la CNOOC condamné à 14 ans de prison pour corruption

PEKIN — Li Yong, ancien secrétaire adjoint du Parti communiste chinois et directeur général de la China National Offshore Oil Corporation (CNOOC), a été condamné mardi à 14 ans de prison pour corruption, selon la télévision publique CCTV. Ce jugement marque une nouvelle étape dans la campagne anticorruption menée par Pékin au sein de ses plus grandes entreprises publiques.

Li, qui a pris sa retraite en décembre 2023, a été reconnu coupable d’avoir accepté illégalement, directement ou par l’intermédiaire de tiers, des biens d’une valeur totale de plus de 67,94 millions de yuans, soit environ 9,45 millions de dollars. La cour a jugé que ces actes ont été commis durant sa période en poste à la tête de l’une des plus grandes compagnies pétrolières d’État du pays, chargée notamment de l’exploitation des ressources en mer de Chine méridionale.

La peine de prison s’accompagne de la confiscation de certains avoirs personnels, selon les termes du verdict. Aucun détail supplémentaire n’a été publié concernant l’identité des personnes impliquées dans ces transferts ni sur les avantages potentiels obtenus en échange des pots-de-vin.

Cette affaire intervient dans un contexte de surveillance renforcée des dirigeants d’entreprises publiques chinoises, dans le cadre de la campagne anticorruption initiée par le président Xi Jinping. Depuis plusieurs années, cette politique vise à réaffirmer la discipline au sein du Parti communiste, tout en montrant une tolérance zéro face aux abus de pouvoir.

Dans un développement distinct mais connexe, un autre cadre supérieur retraité de la CNOOC, Guangyu Yuan, a récemment été expulsé du Parti et placé sous enquête pour « violations graves de la discipline du Parti et de la loi », a annoncé le 31 juillet la Commission centrale d’inspection de la discipline (CCID), l’organe de lutte contre la corruption du Parti.

CNOOC, géant du secteur énergétique chinois, joue un rôle stratégique dans l’approvisionnement du pays en hydrocarbures, notamment par l’exploitation offshore et les investissements à l’international. Les scandales touchant ses cadres supérieurs soulignent les défis persistants que rencontre le régime chinois pour assainir la gestion de ses entreprises étatiques tout en conservant leur compétitivité sur la scène mondiale.

La condamnation de Li Yong pourrait servir d’exemple pour les autres hauts responsables du secteur public, dans un contexte où Pékin cherche à rassurer les investisseurs sur la transparence et la rigueur de ses grandes entreprises nationales.

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