Face au manque de médecins, l’exécutif assouplit les règles des consultations à distance
Face au manque de médecins, l’exécutif assouplit les règles des consultations à distance

Confronté à la persistance des zones sous-dotées en soignants, le gouvernement a annoncé un assouplissement ciblé du cadre encadrant la télémédecine. Jusqu’ici limitée à 20 % de l’activité d’un praticien, la consultation à distance pourra désormais dépasser ce plafond dans plusieurs situations spécifiques, afin de faciliter l’accès aux soins pour les publics les plus éloignés du système de santé.

La ministre de la santé, Stéphanie Rist, a justifié cette évolution par la nécessité de mieux répondre aux besoins des personnes sans médecin traitant, des habitants des territoires ruraux, mais aussi des patients dépendants, handicapés ou empêchés de se déplacer. Les médecins retraités, remplaçants, en situation de handicap ou confrontés à des contraintes personnelles particulières, comme la parentalité, bénéficieront également de ces dérogations.

Un outil renforcé contre les zones sous-dotées


Autre changement notable : les téléconsultations réalisées avec l’appui d’un professionnel de santé aux côtés du patient ne seront plus comptabilisées dans le quota maximal du médecin. Cette pratique, appelée à se développer notamment dans les Ehpad et les établissements médico-sociaux, vise à limiter les déplacements inutiles et à désengorger les services d’urgence.

Si les plateformes spécialisées saluent un signal politique fort, rappelant que la France reste en retrait par rapport à ses voisins européens en matière de télémédecine, le gouvernement insiste sur la nécessité de rester vigilant. Certaines pratiques devront encore être encadrées, voire réévaluées, afin de garantir que la téléconsultation reste un levier d’accès aux soins et non une dérive commerciale.

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