L’information est révélée par RTL. Dans l’enquête sur la mort de Quentin Deranque, les forces de police lyonnaises affirment avoir identifié sur des images de vidéosurveillance du 12 février un individu qu’elles soupçonnent d’avoir porté les coups fatals. Cet homme serait Jacques-Elie Favrot, l’attaché parlementaire de Raphaël Arnault, député de La France insoumise. Son avocat a de son côté démenti toute implication dans les coups mortels.
Onze personnes en garde à vue, de nouvelles arrestations
Mercredi matin, un couple a été interpellé, portant à onze le nombre total de personnes placées en garde à vue. L’homme est suspecté d’un lien direct avec les violences, tandis que sa compagne serait soupçonnée de l’avoir aidé à échapper à la justice. L’enquête a été requalifiée en « homicide volontaire », les investigations s’appuyant sur des vidéos, des témoignages et des données téléphoniques pour établir le déroulé précis des faits.
Les premières interpellations avaient ciblé quatre hommes d’une vingtaine d’années, parmi lesquels l’assistant parlementaire de Raphaël Arnault, ainsi qu’un ancien stagiaire de l’Assemblée nationale. Les gardes à vue s’inscrivent dans le cadre des investigations pour « homicide volontaire », « violences aggravées » et « association de malfaiteurs ».
Des conséquences politiques
L’affaire a provoqué un choc politique. Le député Raphaël Arnault a annoncé que son collaborateur avait cessé toute activité parlementaire et que des procédures avaient été engagées pour mettre fin à son contrat. Les autorités politiques ont demandé une clarification immédiate au sein du groupe parlementaire LFI, considérant la gravité des accusations portées contre son assistant, désormais soupçonné de meurtre en réunion.