Damas reconnaît des pourparlers indirects avec Israël pour éviter une escalade
Damas reconnaît des pourparlers indirects avec Israël pour éviter une escalade

Le président syrien Ahmed al-Sharaa a révélé mercredi que la Syrie avait entamé des discussions indirectes avec Israël, dans le but de contenir les tensions croissantes entre les deux pays, alors que les frappes israéliennes sur le territoire syrien se poursuivent à un rythme soutenu. S’exprimant lors d’une conférence de presse conjointe à Paris avec le président français Emmanuel Macron, le dirigeant syrien a souligné que ces échanges avaient lieu par l’intermédiaire de médiateurs, sans toutefois en préciser l’identité.

Selon des informations de Reuters, ce canal de communication aurait été mis en place par les Émirats arabes unis, dans le cadre d’une initiative régionale visant à prévenir une détérioration plus grave des relations entre Damas et Tel-Aviv. « Il y a des pourparlers indirects avec Israël par l’intermédiaire de médiateurs pour calmer et tenter d’absorber la situation afin qu’elle n’atteigne pas un niveau où les deux parties perdent le contrôle », a déclaré Ahmed al-Sharaa.

Le président syrien a rejeté la responsabilité de l’escalade sur Israël, dénonçant des « interventions aléatoires » sur le sol syrien. Il a également indiqué que son gouvernement s’efforçait de convaincre les États en lien avec Israël de faire pression pour que cessent les bombardements visant certaines infrastructures syriennes.

Ces dernières semaines, les frappes israéliennes en Syrie se sont intensifiées, notamment dans la région de Damas. Une frappe a récemment touché une zone située à seulement 500 mètres du palais présidentiel, un épisode que les autorités syriennes ont vivement condamné. Israël justifie ces frappes par la nécessité de neutraliser des menaces contre la communauté druze, présente en Syrie, au Liban et en Israël.

Depuis des années, Israël mène en Syrie une campagne militaire non déclarée, ciblant les intérêts de l’Iran et de ses alliés, en particulier le Hezbollah libanais. Les nouvelles autorités syriennes, installées après la transition politique engagée à Damas, semblent vouloir prendre leurs distances avec les tensions régionales et cherchent à éviter une confrontation directe avec Israël.

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