Ce jeudi, jour de l’entrée symbolique de Robert Badinter au Panthéon, un acte de vandalisme a été commis sur sa tombe située au cimetière parisien de Bagneux, dans les Hauts-de-Seine. Des inscriptions offensantes ont été retrouvées sur la sépulture de l’ancien ministre de la Justice : «Les assassins, les violeurs, les pedo, la République reconnaissante»…
Emmanuel Macron dénonce une honte
Cet acte a suscité une vive indignation au plus haut sommet de l’État. Le président Emmanuel Macron a qualifié le geste de « honte », soulignant le respect dû à la mémoire de Robert Badinter, figure emblématique de la justice et des droits humains en France. La mairie de Bagneux a également exprimé son désaveu, qualifiant lui aussi l’incident de « honte » et affirmant que de tels actes n’avaient pas leur place dans la société.
Robert Badinter : un engagement pour les droits humains
Né en 1928, Robert Badinter est reconnu pour son rôle dans l’abolition de la peine de mort en France en 1981. Ancien garde des Sceaux sous la présidence de François Mitterrand, il a également été un fervent défenseur des droits des personnes homosexuelles et a œuvré pour la reconnaissance des droits humains à l’échelle internationale. Son engagement a fait de lui une figure morale respectée, tant en France qu’à l’étranger.
Un hommage national au Panthéon
Ce jeudi, Robert Badinter est honoré au Panthéon, aux côtés de grandes figures de l’histoire de France. La cérémonie, présidée par Emmanuel Macron, marque la reconnaissance officielle de son héritage. Cependant, conformément aux souhaits de sa famille, son corps demeure au cimetière de Bagneux, et un cénotaphe est érigé en son hommage au Panthéon.