Des femmes iraniennes célèbrent la mort de Khamenei et remercient Trump
Des femmes iraniennes célèbrent la mort de Khamenei et remercient Trump

Par Jérôme Goulon.

Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des Iraniennes fêter la mort du guide suprême Ali Khamenei, en dansant sur YMCA et en imitant la chorégraphie de Donald Trump, comme pour remercier le président américain de les avoir débarrassées du tyran. Les images traduisent un moment de joie et de soulagement, un véritable symbole de liberté après des décennies de contraintes imposées par le régime.

Un régime qui impose le port du hijab

Depuis la révolution islamique de 1979, l’Iran a instauré des lois religieuses strictes qui obligent toute femme à porter un hijab (voile couvrant les cheveux) et à suivre un code vestimentaire dit de « chasteté » dans les espaces publics. Ces règles sont appliquées par des unités spécialisées de la police, souvent appelées police des mœurs, qui surveillent le respect du code vestimentaire et peuvent intervenir en cas de violation ; des femmes arrêtées pour avoir été vues sans voile en public ont déjà été emmenées par ces agents. 

Des lois de plus en plus sévères

En 2024, le parlement iranien a adopté, puis temporairement reporté sous pression populaire, une loi dite « sur la protection de la famille par la promotion de la chasteté et du hijab », comprenant des dispositions largement perçues comme draconiennes par les organisations de défense des droits humains. Cette législation vise à criminaliser non seulement l’absence de hijab en public, mais aussi des comportements qualifiés de « dévoilement », de « nudité » ou de « mauvaise tenue » dans les espaces publics ou même en ligne. 

Selon des groupes de défense des droits humains, ces articles incluent des sanctions lourdes : des amendes substantielles, des peines d’emprisonnement, des interdictions de voyager ou d’accéder à certains services, et dans certains cas des dispositions qui peuvent aller jusqu’à la peine de mort pour les femmes et les filles considérées comme « promotrices » de dévoilement ou d’indécence, notamment si leur comportement est lié à des médias étrangers ou à une activité de « propagande ». 

La répression liée au port obligatoire du voile en Iran a été un point de rupture pour de nombreuses femmes et jeunes générations. En 2022, la mort en détention de Mahsa Amini après son arrestation pour violation des règles de hijab a déclenché un mouvement de protestation national et international sous le slogan « Femme, Vie, Liberté ». 

Dans ce contexte, on comprend la joie de ces femmes iraniennes, pour qui la mort de Khamenei est plus que jamais un signe d’espoir et de liberté.

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