La Russie a mené samedi une nouvelle offensive aérienne de grande ampleur contre l’Ukraine, en lançant un barrage de drones et de missiles qui a principalement visé l’ouest du pays, loin du front. Au moins deux personnes ont été tuées dans la ville de Tchernivtsi, située à proximité de la frontière roumaine, selon les autorités ukrainiennes.
Les villes de Lviv, Loutsk et Tchernivtsi ont été particulièrement touchées par les frappes, qui ont causé d’importants dégâts matériels. Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriy Sybiha, a confirmé que plusieurs régions avaient été visées et a qualifié les attaques de « terrorisme d’État », dénonçant une fois de plus la stratégie de la Russie de frapper des zones civiles éloignées du champ de bataille.
Des images publiées sur les réseaux sociaux et relayées par les médias locaux montrent des bâtiments éventrés, des vitres soufflées et des rues jonchées de débris. À Lviv, une frappe a endommagé une infrastructure énergétique, provoquant des coupures de courant dans plusieurs quartiers, selon le gouverneur régional Maksym Kozytskyi.
Tchernivtsi, relativement épargnée jusqu’à présent par les hostilités, est désormais dans la ligne de mire du Kremlin. Les deux victimes recensées ce samedi porteraient à au moins huit le nombre de morts dans la ville depuis le début de l’année, selon les autorités locales.
L’armée ukrainienne affirme avoir abattu plusieurs engins, mais elle a reconnu que certaines défenses ont été contournées en raison de la simultanéité et de la diversité des vecteurs utilisés : missiles balistiques, drones Shahed d’origine iranienne et missiles de croisière.
Cette nouvelle série de frappes survient alors que l’Ukraine réclame à ses alliés occidentaux davantage de systèmes de défense aérienne, notamment des batteries Patriot et SAMP/T, afin de mieux protéger ses villes et infrastructures vitales.
Depuis plusieurs semaines, Moscou a intensifié ses attaques contre les régions occidentales de l’Ukraine, dans ce qui semble être une volonté d’affaiblir les capacités logistiques du pays et de semer l’insécurité dans les zones jusque-là considérées comme relativement sûres.