« C’est effrayant, mais nous continuons à vivre » - le quotidien sous l’assaut russe dans l’est de l’Ukraine (AP)
« C’est effrayant, mais nous continuons à vivre » - le quotidien sous l’assaut russe dans l’est de l’Ukraine (AP)

Dans l’est de l’Ukraine, les habitants et les soldats tentent de survivre à l’intensification de l’offensive russe, alors que les combats redoublent depuis plusieurs semaines dans la région de Donetsk. À Kostiantynivka, ville proche de la ligne de front, les troupes ukrainiennes du 49e bataillon d’assaut « Sitch des Carpates » se réfugient dans des bâtiments éventrés par les frappes, se dissimulant pour échapper aux drones de combat russes qui rôdent en permanence au-dessus des ruines.

Malgré l’avancée progressive des forces russes, les unités ukrainiennes continuent de défendre la zone avec détermination. Cette résistance intervient dans un contexte politique délicat, alors qu’un accord de paix est en discussion et que certains alliés internationaux pressent Kiev d’accepter des concessions. Sur le terrain, les soldats affirment que la pression diplomatique ne change rien à la nécessité de tenir leurs positions.

Les forces russes concentrent leurs frappes sur une série de localités formant ce que les Ukrainiens appellent la « ceinture forteresse » orientale, un ensemble de villes et de villages clés dont la défense conditionne la stabilité de toute la région. Les bombardements réguliers, les assauts terrestres et l’utilisation accrue de drones de reconnaissance et d’attaque ont rendu la vie des civils presque insoutenable. Beaucoup ont fui, mais ceux qui restent répètent qu’ils tentent simplement de survivre : « C’est effrayant, mais nous continuons à vivre », confient certains habitants face à une situation devenue quasi permanente.

Le président Volodimir Zelensky a de nouveau sollicité des garanties de sécurité auprès des alliés de l’Ukraine, affirmant que le pays ne peut accepter un accord qui laisserait ses régions orientales sans protection durable. Alors que les combats s’intensifient et que les pertes s’accumulent, la population de l’est assiégé vit au rythme des alertes, des explosions et des incertitudes quant au lendemain, dans un conflit qui semble loin de trouver son dénouement.

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