Invité du « 8h30 franceinfo » ce samedi 12 avril 2025, Philippe Ballard, porte-parole du Rassemblement National (RN) et député de l’Oise, a réagi aux accusations qui lui sont adressées suite à la condamnation de responsables du RN dans l’affaire des assistants parlementaires du FN. Il a notamment questionné les critiques sur la remise en cause de l’État de droit, soulignant que ses partisans s’étaient rassemblés de manière pacifique et démocratique la semaine dernière, dans le respect des règles républicaines. Pour lui, ces rassemblements ne sauraient être assimilés à une attaque contre l’État de droit, contrairement aux accusations portées par certains de ses opposants.
Philippe Ballard a réaffirmé la position du RN sur le jugement ayant condamné Marine Le Pen et d’autres responsables du parti, qu’il considère comme « un jugement purement politique ». Il a évoqué un communiqué du Syndicat de la magistrature de juin, appelant à empêcher le Rassemblement National d’accéder au pouvoir. Si le député reconnaît que la majorité des magistrats accomplissent leur travail correctement, il a dénoncé les dérives de certains d’entre eux, qu’il estime avoir « dévoyé » leur rôle. Ballard a aussi exprimé sa condamnation des menaces de mort à l’encontre de la juge ayant prononcé l’inéligibilité de Marine Le Pen, tout en soulignant que de tels actes ne doivent en aucun cas être tolérés.
Une attaque contre LFI et le débat sur la fin de vie
Le porte-parole du RN a également adressé des critiques à l’encontre de certains députés de La France Insoumise (LFI), les accusant de s’attaquer à la liberté de la presse à l’Assemblée nationale. Il a notamment pointé du doigt leur demande de suspension d’accès des journalistes du média Frontières, suite à un rassemblement au Palais-Bourbon. Concernant le débat sur la fin de vie, Ballard a affirmé qu’il voterait contre le texte, jugeant la définition de la « phase avancée » trop floue pour être acceptée dans une loi sur les soins palliatifs et la fin de vie.