Alors que l’influence rampante des Frères musulmans inquiète les services de l’État, Emmanuel Macron a réuni ce mercredi un Conseil de défense exceptionnel à l’Élysée. Autour de lui, plusieurs ministres stratégiques pour évoquer un rapport accablant sur l’ampleur de l’entrisme islamiste, en particulier dans les secteurs de l’éducation, du sport et du social. Le document évoque une « menace pour la cohésion nationale » et souligne le caractère « antirépublicain » des réseaux islamistes actifs sur le territoire français.
Mélenchon dans le déni
Mais au lieu de soutenir cette initiative de salubrité publique, Jean-Luc Mélenchon a choisi une fois de plus de faire cavalier seul. Dans un message posté sur X, l’ancien candidat à la présidentielle a crié à « l’islamophobie » d’État et dénoncé un « Conseil de défense digne des heures sombres de l’histoire ». Comparant la lutte contre l’islamisme aux persécutions contre les juifs ou les protestants, il franchit une ligne rouge que même certains à gauche hésitent à approcher. Mélenchon semble préférer la complaisance idéologique à la défense des principes républicains.
Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a lui souligné la gravité de la situation. Selon lui, l’objectif des Frères musulmans est clair : « faire basculer la société française dans la charia », à travers une infiltration lente mais déterminée des structures associatives. Le rapport mentionne notamment l’instrumentalisation de discours victimaire pour retourner les valeurs de la République contre elle-même.