Malgré la future censure du gouvernement, les retraités appelés à manifester aujourd’hui pour l’indexation de leurs pensions.
« Plus on vieillit moins on nous entend. » « Nous ne sommes ni des privilégiés ni des égoïstes » voici ce que l’on peut entendre dans les nombreuses manifestations ayant lieu en ce moment aux quatre coins de la France. A la presse locale, les retraités expliquent se restreindre sur la nourriture et même parfois les charges, comme l’eau. Pour beaucoup, les fêtes de fin d’année sont même difficiles à supporter. Ceux qui sont propriétaires souhaitent casser l’image stéréotypée du « retraité propriétaire sans difficultés financières » et confient avoir du mal à entretenir leur logement.
Difficulté d’accès aux soins, augmentation des cotisations des mutuelles, baisse du pouvoir d’achat, disparition du service public, déserts médicaux, isolement… les revendications sont nombreuses pour les retraités, appelés ce mardi 3 décembre, à battre le pavé par le groupe des neuf organisations intersyndicales dont la CGT, FO, FSU.
Les syndicats demandent une revalorisation des pensions de retraite et le rattrapage des pertes subies depuis 2017. Ils alertent également sur les difficultés d’accès aux soins. Dans une lettre ouverte adressée à l’Assemblée et au Sénat, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT et Catherine Cau, secrétaire générale de l’UCR-CGT, évoquent la volonté du gouvernement de revaloriser les retraites de 0.9 % au 1ᵉʳ janvier 2025 et de mettre en place une revalorisation de 0.9 % au premier juillet, uniquement pour les retraités en dessous de 1 430 euros nets. « Sans aucune garantie qu’elle aura lieu”, peut-on lire dans le communiqué de presse appelant à manifester. Une mesure qui se traduira surtout par une perte du pouvoir d’achat sur les six premiers mois de l’année.
En plus de la revalorisation en janvier, l’intersyndicale demande aussi un rattrapage des pertes subies les années précédentes qui entraînent de facto, une baisse du pouvoir d’achat. Depuis janvier 2017, les pensions n’ont augmenté que de 13,6 % pour une inflation de 19,5 %.
Il est donc nécessaire que l’indexation soit faite sur l’inflation. Jean Duvernay (CGT), souligne que 2 millions des personnes ayant 60 ans et plus vivent sous le seuil de pauvreté.