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Une nouvelle étude utilisant la réalité virtuelle dans le métro a révélé que les sons auxquels nous sommes exposés dans les lieux bondés et les gares peuvent perturber les patients souffrant de vertiges et de troubles de l’équilibre lors des déplacements. Ces symptômes sont liés à un dysfonctionnement de l’oreille interne, connu sous le nom de déficit vestibulaire.

L’étude a été menée par des chercheurs de l’Université de New York aux États-Unis et a été publiée le 24 janvier dans la revue PLOS ONE.

Le lien entre le système vestibulaire et l’équilibre

L’étude explique que le système vestibulaire est constitué d’un réseau d’organes situés dans l’oreille interne, qui surveillent les mouvements et la position de la tête. Le cerveau utilise ces informations, en plus de celles des yeux et des articulations, pour maintenir l’équilibre du corps.

Il est connu depuis longtemps que les stimuli visuels influencent l’équilibre. Par exemple, des lumières vives ou des images en spirale peuvent provoquer des vertiges chez certaines personnes.

D’après Anat Lubetzky, professeure adjointe en physiothérapie à la Steinhardt School of Culture, Education, and Human Development de l’Université de New York :

« Les personnes souffrant d’un déficit vestibulaire ont du mal à se déplacer dans certains environnements comme les rues bondées ou les gares. Les informations visuelles peuvent perturber leur équilibre, voire provoquer de l’anxiété ou des vertiges. Or, les sons ne sont généralement pas pris en compte dans les traitements, ce qui pourrait influencer les futures thérapies. »

L’expérience avec la réalité virtuelle dans le métro

Les chercheurs ont mené une expérience sur 69 participants, répartis en deux groupes :

  • Un groupe de personnes en bonne santé.
  • Un groupe de patients souffrant d’un déficit vestibulaire unilatéral, affectant une seule oreille.

Les participants ont porté un casque de réalité virtuelle simulant l’environnement du métro de New York. Pendant qu’ils regardaient et écoutaient les sons du métro, ils se tenaient sur une plateforme mesurant leurs oscillations corporelles, tandis que le casque enregistrait les mouvements de leur tête.

Ils ont été exposés à différentes situations :

  • Des images fixes, avec ou sans son.
  • Des images en mouvement, accompagnées soit de silence, soit de sons du métro ou de bruit blanc.

Résultats de l’étude

Les images en mouvement couplées aux sons (bruit blanc ou bruits du métro) ont entraîné les plus fortes oscillations chez les patients souffrant de troubles vestibulaires.

Ce déséquilibre s’est manifesté par :

  • Des mouvements du corps d’avant en arrière.
  • Des mouvements latéraux de la tête (gauche-droite).
  • Des inclinaisons de la tête (haut-bas).

En revanche, les sons n’ont eu aucun effet sur l’équilibre des personnes en bonne santé.

Ces résultats suggèrent que l’intégration des sons dans les thérapies de rééducation vestibulaire pourrait être une nouvelle approche prometteuse pour améliorer l’équilibre des patients.

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