Le marché de l’automobile neuve en France a continué de se contracter en 2025, prolongeant un mouvement de fond engagé avant la pandémie. Les immatriculations ont à peine dépassé 1,63 million d’unités, soit une perte d’environ 25 % des volumes par rapport à 2019. En l’espace d’un an, les ventes ont encore reculé d’environ 5 %, freinées par un contexte économique instable et des tarifs toujours difficiles à assumer pour une large partie des acheteurs.
Cette contraction touche l’ensemble de la filière. Les constructeurs nationaux, qui concentrent plus de la moitié des ventes, évoluent de manière contrastée : les marques du groupe Stellantis ont nettement décroché, tandis que Renault limite la casse grâce à certaines gammes plus dynamiques. Mais l’impact se fait aussi sentir chez les équipementiers et dans les secteurs industriels dépendants de l’automobile.
L’électrique progresse sous l’effet des aides
Dans ce contexte atone, les véhicules électriques affichent une hausse des immatriculations et atteignent désormais un cinquième du marché. Une progression largement attribuée aux dispositifs publics de soutien et aux obligations de verdissement des flottes, plus qu’à un réel engouement spontané des particuliers. Les hybrides dominent désormais les ventes, alors que les motorisations essence et diesel continuent de reculer.
En dépit d’un début de baisse des prix, le montant moyen d’une voiture neuve demeure élevé, incitant un nombre croissant de consommateurs à privilégier la location longue durée. Parallèlement, le véhicule électrique continue de gagner du terrain en Europe, dans un contexte de concurrence accrue marqué par la percée des constructeurs chinois et le recul prononcé des ventes de Tesla en France.