En 2010, Paolo Guzzini, collectionneur et entrepreneur italien, achète un tableau lors d’un marché d’antiquités au Mans, attiré par un cachet au dos de la toile mentionnant un atelier de Montmartre. Sans connaître l’auteur, il débourse plusieurs milliers d’euros, intrigué par la provenance de l’œuvre. Quinze ans plus tard, après une longue expertise menée à Rome, la peinture est officiellement attribuée à Amedeo Modigliani par la fondation dédiée à l’artiste.
L’analyse de la toile, de la peinture et du cachet révèle qu’elle date du début des années 1900 et provient d’un fournisseur fréquenté par les artistes de Montmartre. L’homme représenté serait Mario Cavaglieri, un ami de Modigliani, rencontré à Venise. Cette découverte revêt une importance particulière, car il s’agirait d’un des premiers portraits réalisés par l’artiste après son installation à Paris en 1906, à une époque où son style se forgeait encore.
Cette trouvaille rappelle combien certaines œuvres d’exception peuvent réapparaître de manière inattendue. Bien que sa valeur marchande reste à déterminer, ce Modigliani inédit constitue un témoignage précieux de l’évolution artistique du peintre. Aujourd’hui intégré à la collection privée de Guzzini, ce tableau vient enrichir l’héritage du maître des portraits aux visages longilignes.