Paris Photo 2025 : quatre jours pour voir le monde en images
Paris Photo 2025 : quatre jours pour voir le monde en images

La grande messe annuelle de la photographie revient à Paris. Du 13 au 16 novembre, Paris Photo transforme le Grand Palais en vitrine planétaire du huitième art. Pour cette 28e édition, ce sont 179 galeries et 43 éditeurs venus de 33 pays qui investissent les allées du monument, offrant une plongée unique dans l’histoire, les mutations et les perspectives de la photographie contemporaine.

Un panorama international sous la verrière du Grand Palais

Depuis sa création en 1997, Paris Photo s’est imposée comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs d’images et les professionnels du secteur. Cette année encore, la foire témoigne de la vitalité du médium, entre chefs-d’œuvre du XXe siècle et expérimentations numériques de demain. Les tirages de Diane Arbus ou Julia Margaret Cameron côtoient ainsi les installations d’artistes émergents, comme Mia Weiner ou Marguerite Pic.

Le parcours s’organise en cinq grands secteurs : les galeries historiques et les grandes figures du secteur dans « Principal » ; les maisons d’édition et fanzines dans « Éditions » ; les talents montants réunis dans « Émergence » ; les pratiques liées aux nouvelles technologies dans « Digital » ; enfin, l’espace curatorial « Voices » interroge les récits alternatifs à travers la photographie. Ce découpage permet aux visiteurs de circuler à travers les grands axes de la création contemporaine, tout en construisant leur propre chemin visuel.

Selon Florence Bourgeois, directrice de la foire interrogée par Connaissance des Arts, Paris Photo défend une double vocation : celle d’un événement exigeant sur le plan artistique, mais aussi largement ouvert au grand public. Une diversité incarnée aussi dans les formats exposés : des tirages monumentaux aux archives de presse, en passant par des ouvrages rares ou des vidéos immersives.

Les collectionneurs, moteurs invisibles de la foire

Derrière l’effervescence artistique, Paris Photo reste aussi un marché. Et au cœur de ce marché, les collectionneurs. Discrets mais essentiels, ils sont les visiteurs que les galeristes guettent à chaque instant. Cette année encore, les acheteurs affluent, de l’acquisition modeste à plusieurs centaines de milliers d’euros. Certains, comme Marin Karmitz – dont la collection a été montrée au Centre Pompidou en 2023 –, arpentent les allées en connaisseurs. D’autres, nouveaux venus ou mécènes de niche, viennent chercher un regard, une émotion, une révélation.

Du côté des expositions spéciales, le public peut aussi découvrir « The Last Photo », une sélection d’œuvres issues de la collection d’Estrellita B. Brodsky, spécialiste de la photographie sud-américaine. Cette exposition, située sur la coursive du Grand Palais, met en lumière 60 images rarement montrées en France, de Paz Errázuriz à Diane Arbus. Un hommage politique et mémoriel à un continent marqué par les violences de l’histoire.

Paris Photo, entre marché et musée, continue ainsi d’interroger notre rapport à l’image. En quelques jours, ce sont plus de 80 000 visiteurs qui devraient se croiser sous la verrière du Grand Palais, confirmant que la photographie reste, en 2025, l’un des langages les plus universels pour penser le monde.

Que retenir rapidement ?

La grande messe annuelle de la photographie revient à Paris. Du 13 au 16 novembre, Paris Photo transforme le Grand Palais en vitrine planétaire du huitième

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