La Cinémathèque française ferme ses salles un mois pour éradiquer des punaises de lit
La Cinémathèque française ferme ses salles un mois pour éradiquer des punaises de lit

La Cinémathèque française a annoncé une fermeture exceptionnelle de ses salles de projection pendant tout le mois de décembre, après une série de signalements de piqûres de punaises de lit. L’établissement parisien, situé rue de Bercy, assure qu’un vaste traitement sanitaire est désormais indispensable pour garantir des conditions d’accueil sûres. La réouverture est prévue le 2 janvier 2026.

Un traitement intégral après plusieurs signalements

La présence récurrente de punaises de lit avait déjà alerté l’institution début novembre, notamment lors d’une masterclass de Sigourney Weaver, où plusieurs spectateurs affirmaient avoir été piqués ou avoir vu des insectes sur les sièges, comme le relatait Libération le 28 novembre 2025. Malgré des protocoles renforcés dans les jours qui ont suivi, de nouveaux témoignages ont continué d’affluer, poussant la Cinémathèque à fermer ses quatre salles de projection « par mesure de sécurité ».

Selon le communiqué cité par Le Figaro, publié la veille, chaque fauteuil sera démonté puis soumis à un traitement à la vapeur sèche à 180 °C, répété plusieurs fois. La Cinémathèque précise que des chiens renifleurs interviendront ensuite pour valider l’efficacité des opérations. Les moquettes feront l’objet des mêmes procédures. Ce dispositif vise à assurer un « traitement complet et durable », particulièrement nécessaire dans des espaces sombres et tempérés où ces parasites prolifèrent facilement, rappelait Libération.

Un programme bousculé mais des espaces toujours accessibles

Si les salles restent fermées jusqu’au 2 janvier, d’autres espaces du site continueront d’accueillir le public sans interruption. L’exposition My Name is Orson Welles, le Musée Méliès, la bibliothèque, les espaces éducatifs, la librairie et le restaurant demeurent ouverts, comme l’a confirmé l’établissement à Le Figaro.

Cette fermeture entraîne toutefois l’annulation ou le report de plusieurs rendez-vous phares : la rétrospective Orson Welles, un panorama consacré au cinéma indonésien ou encore les cycles Mario Martone et José Luis Guerín, également mentionnés par Libération. La reprise des projections est prévue le 2 janvier 2026, avec notamment une programmation de films noirs scandinaves, suivie d’une rétrospective dédiée à David Gordon Green dès le 7 janvier.

À travers ce mois de fermeture, la Cinémathèque espère mettre fin à un problème récurrent. Depuis 2021, l’institution mène déjà un combat sanitaire constant — comprenant désinfections hebdomadaires et détections canines régulières — mais quelques insectes suffisent à reformer une colonie. Une situation devenue incompatible avec la fréquentation publique, ce qui explique la décision radicale prise cette semaine.

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