Ce jeudi 21 novembre, les artistes en herbe et les amateurs d’art postal sont invités à célébrer la 16ᵉ Journée mondiale du faux timbre d’artiste (JMFTA) en envoyant des lettres sans timbre officiel. Seule condition : créer et coller son propre faux timbre, unique et fait main, en lieu et place de l’affranchissement traditionnel.
Une journée créative et libre, ouverte à tous
Imaginée en 2010 par Tony Mazzocchin, artiste plasticien passionné de mail art, la JMFTA est une initiative artistique participative. Elle repose sur une seule règle : pas de vrai timbre, sous peine d’annuler la valeur symbolique et créative de l’envoi. Chaque lettre doit comporter la mention « 16ᵉ JMFTA » et doit passer par les services postaux pour être tamponnée condition indispensable pour qu’elle soit considérée comme une œuvre d’art postal.
Le thème cette année : il n’y en a pas. Contrairement aux éditions précédentes, chacun peut envoyer sa création à la personne de son choix, en utilisant toutes les techniques artistiques possibles : collage, aquarelle, photo, broderie, objets collés… L’idée ? Remettre de la surprise, du jeu et de la poésie dans les boîtes aux lettres.
Une initiative artistique qui voyage sans frontière
Tony Mazzocchin invite les participants à photographier ou scanner leur enveloppe avant l’envoi, et à lui faire parvenir l’image par mail. Toutes les créations seront ensuite publiées sur son blog Poste Nomade et sur Instagram via le hashtag #JMFTA2025. Selon lui, cité par 20 Minutes, « c’est un moment de liberté et de générosité où tout le monde peut participer, sans être artiste ». La Poste française, bien que non officiellement partenaire, laisse souvent passer ces envois sans surtaxe, même si quelques blocages peuvent survenir.
Depuis sa création, environ 3 000 courriers ont été reçus dans le cadre de la JMFTA. L’édition 2025 ambitionne de faire grimper ce chiffre en incitant à une participation massive. Une manière joyeuse, subversive et décalée de réinventer le courrier à l’heure du tout-numérique.