Fête des Lumières à Lyon – le collectif Les Soulèvements de la Terre revendique des projections anti-police
Fête des Lumières à Lyon – le collectif Les Soulèvements de la Terre revendique des projections anti-police

Samedi 6 décembre, lors de la Fête des Lumières à Lyon, des messages politiques hostiles à la police et au Rassemblement national ont été projetés sur la façade du musée des Beaux-Arts. L’action a été revendiquée dès le lendemain par le collectif écologiste radical Les Soulèvements de la Terre, suscitant de nombreuses condamnations politiques.

Des slogans militants en pleine célébration populaire

L’incident s’est produit à la fin d’un spectacle lumineux intitulé Le lundi c’est raviolis !, œuvre mettant en scène la gastronomie comme langage universel. À ce moment, huit messages à forte connotation politique ont été projetés sur la façade du musée, place des Terreaux. Parmi eux : « La police blesse et tue », « Non à l’État policier », « Sainte-Soline, ni oubli ni pardon » ou encore « On dégage le RN ».

La Fête des Lumières, événement emblématique lyonnais d’origine religieuse, attire chaque année près de deux millions de visiteurs. Son détournement à des fins militantes a choqué les autorités. Fabienne Buccio, préfète de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a dénoncé sur BFMTV des messages « inadmissibles » et « très violents », rappelant que plus de 500 policiers et gendarmes sont mobilisés pour sécuriser les festivités dans un contexte de menace terroriste élevée. Une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de la projection.

Une revendication assumée, des réactions politiques en chaîne

Le collectif Les Soulèvements de la Terre a revendiqué cette action sur Instagram, qualifiant leur intervention de « contre-fête des lumières ». Ils y fustigent le Rassemblement national, la police et les « milliardaires », qu’ils accusent de s’unir contre ceux qui « luttent pour un monde féministe, antiraciste, écologiste et libéré de toute forme de domination ». Ils ont également appelé à perturber un meeting du RN prévu le 7 décembre à Villeurbanne.

La réaction des responsables politiques ne s’est pas fait attendre. Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a déploré sur LinkedIn « des prises à partie publiques déplorables », tout en exprimant sa « pleine solidarité aux policiers municipaux et nationaux ». Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie, a parlé sur X d’une « atteinte grave à nos institutions ». Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a également réagi via ce réseau social, condamnant « totalement les messages haineux » et apportant son « soutien aux forces de l’ordre ».

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