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Acteurs, musiciens, écrivains et professionnels du spectacle se mobilisent pour dénoncer la réduction des financements publics dédiés à la culture. Soutenu par des figures comme Juliette Binoche, Joey Starr ou Marina Foïs, le mouvement « Debout pour la culture » prend de l’ampleur et alerte sur un « recul de l’accès à la culture » pour tous.

Un cri d’alarme des artistes et professionnels du secteur

Depuis plusieurs jours, à l’issue des représentations théâtrales et des concerts, un geste fort se répand : spectateurs et artistes se lèvent ensemble en signe de protestation. Ce mouvement symbolique, baptisé « Debout pour la culture », vise à attirer l’attention sur les coupes budgétaires qui frappent durement le secteur.

Porté notamment par le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), il a déjà réuni plus de 40 000 signatures en soutien à sa pétition. Parmi les signataires, on retrouve des personnalités de tous horizons : Laure Calamy, Pascal Légitimus, Emily Loizeau, Yann Arthus-Bertrand, Nancy Huston, et bien d’autres.

« En sacrifiant les services publics, dont celui de l’art et de la culture, l’État fait un calcul dangereux », dénoncent les initiateurs de l’appel, qui redoutent un affaiblissement du service public de la culture.

Des restrictions budgétaires qui inquiètent

Le secteur culturel traverse une période difficile. En janvier 2025, le ministère de la Culture a annoncé une réduction de 130 millions d’euros de son budget. À cela s’ajoutent des coupes décidées par plusieurs collectivités territoriales, notamment en Pays de la Loire et dans l’Hérault, où les financements culturels ont été fortement réduits.

Dernier coup dur en date : le gel soudain du Pass Culture collectif, un dispositif destiné aux établissements scolaires pour financer sorties et activités culturelles des collégiens et lycéens. Cette annonce a déclenché une vague d’indignation parmi les artistes, enseignants et directeurs d’établissements culturels, qui y voient une menace directe pour l’éducation artistique des jeunes générations.

Une mobilisation qui s’intensifie

Depuis mi-janvier, des actions se multiplient sur les réseaux sociaux sous le hashtag #DeboutPourLaCulture. Partout en France, des spectateurs se lèvent après les spectacles pour témoigner de leur soutien. De Paris à Grenoble, de Nantes à Limoges, des salles de théâtre et de concert rejoignent le mouvement.

Face à la pression croissante, le gouvernement va-t-il revenir sur ses décisions ? Pour l’instant, le ministère de la Culture et l’Élysée restent silencieux. Mais les artistes et professionnels du secteur l’assurent : la lutte ne fait que commencer.

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