Neuf mois après la mort de son fils Diego, qui s’est immolé par le feu, la chanteuse Lio a pris la parole sur RTL pour évoquer une douleur « inimaginable » et annoncer son engagement dans une nouvelle lutte : celle de la santé mentale des jeunes, un sujet qu’elle juge « urgent » et encore trop négligé.
Un deuil immense et une parole nécessaire
Invitée de Marc-Olivier Fogiel, Lio a parlé avec retenue mais lucidité de la disparition de Diego. À l’antenne, elle a confié que son fils était « en très grande détresse », un propos rapporté directement lors de cette interview menée par RTL, où elle décrit la souffrance qui a conduit au geste fatal. Pour l’artiste, la traversée du deuil repose désormais sur un rapport nouveau au temps : « il faut que le temps devienne un allié », dit-elle, expliquant qu’elle tente d’avancer sans effacer la présence de son fils.
Lio a également expliqué qu’elle continue de se sentir mère de six enfants : Diego, affirme-t-elle, « est toujours là », une manière de dire que son absence physique ne l’exclut pas de la famille. La chanteuse a rappelé que Diego suivait de près ses projets musicaux, qu’elle partageait avec lui dès les premières maquettes.
Une nouvelle lutte et un album porté par sa mémoire
Sur RTL, Lio a annoncé vouloir consacrer son énergie à une cause qu’elle juge cruciale : la santé mentale des jeunes. Cet engagement est né, souligne l’artiste, de ce qu’elle a vécu avec son fils et de ce qu’elle observe aujourd’hui. Elle estime qu’un « énorme problème » existe dans la prise en charge et la compréhension des détresses psychiques, une conviction exprimée explicitement lors de son entretien avec Marc‑Olivier Fogiel.
Pour continuer à créer, Lio s’est appuyée sur ce qui l’a toujours portée : « chanter » et « danser ». C’est ainsi qu’elle publie Geoid Party in The Sky, son douzième album. Le titre lui-même rend hommage à Diego : son prénom, rappelle-t-elle, est une anagramme de « Geoid ». L’opus a vu le jour grâce à des collaborations artistiques qu’elle dit essentielles, notamment avec Louane et Hoshi, qui ont participé à l’écriture et à la composition. Un processus qui, selon elle, a résonné très profondément dans cette période de reconstruction.