À l’occasion du cinquantenaire de la disparition d’André Malraux et du trentième anniversaire de son entrée au Panthéon, l’année 2026 sera marquée par une grande programmation culturelle en son hommage. La ministre de la Culture Rachida Dati a annoncé, le 14 novembre 2025, le lancement de « 2026, Année Malraux », une initiative d’envergure nationale et internationale portée par l’État et plusieurs partenaires culturels majeurs.
Une programmation pluridisciplinaire à l’image de l’homme
Placée sous le haut patronage du président de la République, l’« Année Malraux » est organisée par la Commission nationale pour le cinquantenaire de sa disparition, en lien avec le ministère de la Culture. Elle rassemblera jusqu’en 2027 une multitude d’acteurs culturels à travers expositions, spectacles, rééditions, colloques et projets pédagogiques. L’objectif affiché est de rappeler l’héritage intellectuel, politique et artistique de cette figure majeure du XXe siècle.
Parmi les premières initiatives dévoilées figurent une exposition intitulée Malraux et l’art moderne De Degas à Zao Wou-Ki, qui sera présentée au Musée d’art moderne André Malraux du Havre, et la réédition de ses textes par Gallimard, Flammarion et Grasset. À l’international, la Maison française de l’Université de New York organisera un festival autour du thème « Malraux et l’engagement ».
Un hommage à l’homme de culture et d’action
Écrivain, intellectuel engagé, résistant et ministre de la Culture sous de Gaulle de 1959 à 1969, André Malraux a profondément marqué la politique culturelle française. Il est à l’origine des Maisons de la culture, de la Biennale de Paris ou encore du système d’avance sur recettes au cinéma. Selon le ministère de la Culture, cet anniversaire est l’occasion de « faire mieux connaître une figure centrale de la vie de la Nation », en particulier pour les jeunes générations.
Dans son discours, Rachida Dati a insisté sur l’importance de « faire vivre une idée exigeante de la culture, celle qui élève, éduque et structure », saluant « une vision de l’art comme moteur d’émancipation et d’unité ». Le ministère entend ainsi « raviver la pensée d’un homme pour qui la culture était une aventure humaine essentielle ».
La mémoire de celui qui déclarait en 1964, lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon, « Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège », continuera donc de résonner à travers une année qui ambitionne de conjuguer devoir de mémoire et réflexion sur l’avenir de la culture.