Marseille : « Pépito », condamné à 17 ans de prison pour le meurtre d’un chauffeur VTC
Marseille : « Pépito », condamné à 17 ans de prison pour le meurtre d’un chauffeur VTC

La décision est tombée à Colmar au terme d’une procédure judiciaire mêlant plusieurs lieux, plusieurs périodes et des faits d’une gravité particulière. Un ancien professeur de sport âgé de 51 ans a été condamné à un an de prison, une peine aménageable sous bracelet électronique, pour avoir filmé à leur insu des adolescentes et commis des agressions sexuelles sur des mineures. Le tribunal correctionnel a assorti cette condamnation d’un suivi socio-judiciaire de huit ans, estimant que les éléments retenus caractérisaient des atteintes répétées à l’intimité et à l’intégrité de jeunes victimes.

L’affaire trouve son point de départ en mars 2023, lorsqu’un homme est surpris en train de filmer clandestinement dans une piscine publique située à Guebwiller, près de Mulhouse. Les investigations menées par les enquêteurs permettent alors de mettre au jour un ensemble de vidéos dissimulées, impliquant des adolescentes filmées sans leur consentement. Rapidement, le passé professionnel de l’intéressé est examiné, faisant apparaître des faits similaires commis dans un cadre scolaire et associatif.

Ancien enseignant dans un collège privé d’Issenheim, l’homme était également impliqué dans des activités sportives auprès de mineures, notamment lors de cours de natation et au sein d’un club de gymnastique mulhousien. L’instruction retient plusieurs infractions, allant du voyeurisme à la détention et à la réalisation d’images à caractère pédopornographique, ainsi que des agressions sexuelles commises sur trois fillettes.

Des faits partiellement écartés mais une culpabilité reconnue

Lors de l’audience, la défense a tenté d’obtenir la relaxe sur une partie des faits, en particulier ceux qui auraient été commis dans l’établissement scolaire plusieurs années auparavant. Ces éléments, datant de 2016, se situaient en dehors de la période de prévention retenue par l’instruction, fixée entre 2018 et 2023. Le tribunal a suivi partiellement cette argumentation en prononçant une relaxe pour les faits reprochés dans le collège privé ainsi que pour l’une des agressions sexuelles, jugée insuffisamment caractérisée.

Pour autant, la juridiction a estimé que le reste des infractions était solidement établi. Le prévenu a été reconnu coupable de voyeurisme, de deux agressions sexuelles et de la détention et réalisation d’images pédopornographiques. Les magistrats ont pris en compte la pluralité des faits, leur répétition et le contexte d’autorité ou de proximité avec les victimes, même si certaines charges ont été écartées.

Le parquet avait requis une peine plus lourde, demandant deux ans de prison assortis d’un mandat de dépôt à délai différé, ainsi qu’un suivi socio-judiciaire de huit ans. Le tribunal a finalement opté pour une peine d’un an d’emprisonnement, aménageable à domicile sous bracelet électronique, tout en maintenant la durée du suivi socio-judiciaire.

Au-delà de la peine privative de liberté, plusieurs interdictions ont été prononcées. L’ancien professeur n’a plus le droit de se rendre dans des piscines ou dans tout établissement accueillant des enfants. Cette décision vise à prévenir tout risque de récidive et à encadrer strictement ses déplacements sur le long terme.

L’homme, en arrêt maladie depuis sa première garde à vue, est apparu affaibli lors de l’audience. Le jugement marque toutefois une reconnaissance judiciaire des atteintes subies par les victimes, tout en illustrant la complexité des dossiers mêlant prescription, qualification des faits et appréciation des preuves.

Partager