Chute marquée des régularisations un an après la mise en place de la circulaire Retailleau
Chute marquée des régularisations un an après la mise en place de la circulaire Retailleau

Un an après l’entrée en vigueur de la circulaire portée par Bruno Retailleau lorsqu’il était ministre de l’intérieur, la politique de régularisation affiche un net recul. Sur les neuf premiers mois de l’année, le nombre d’admissions exceptionnelles au séjour a fortement diminué, traduisant l’impact concret des nouvelles consignes adressées aux préfets.

Les données communiquées par le ministère de l’intérieur font état d’une baisse globale de 42 %, avec un peu plus de 11 000 titres délivrés, contre près de 19 000 sur la même période l’an dernier. Les régularisations liées au travail reculent de plus de moitié, tandis que celles accordées au titre de la vie privée et familiale enregistrent une chute encore plus marquée.

Une exception pour les anciens mineurs isolés

La circulaire de janvier 2025 a remplacé le cadre plus souple instauré en 2012, en renforçant les critères exigés, notamment la durée de présence en France, le niveau de français ou l’absence de toute mesure d’éloignement antérieure. Le principe posé est celui d’un recours strictement exceptionnel à la régularisation, un message largement appliqué sur le terrain.

Une catégorie échappe toutefois à cette tendance restrictive. Les jeunes arrivés mineurs non accompagnés, devenus majeurs et engagés dans une formation professionnelle, voient leurs régularisations progresser d’environ 12 %. Dans les autres cas, avocats et associations observent une réticence accrue à déposer des dossiers, certains étrangers redoutant désormais qu’une démarche administrative se solde par une obligation de quitter le territoire.

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