À compter du 1er janvier 2026, les honoraires de nombreux médecins spécialistes libéraux en France augmenteront de quelques euros. Cette évolution tarifaire s’inscrit dans l’application de l’accord conventionnel signé en 2024 entre les syndicats médicaux et l’Assurance-maladie, après un premier report lié à la dégradation des comptes sociaux. Pédiatres, psychiatres, neurologues, dermatologues ou encore gynécologues figurent parmi les praticiens concernés.
Chez les pédiatres, les examens obligatoires des enfants de moins de deux ans seront portés jusqu’à 50 euros, tandis que les psychiatres verront la majoration pour la prise en charge des jeunes patients relevée à 18 euros. Les consultations de neurologie, de dermatologie ou d’endocrinologie bénéficient également de revalorisations limitées, tout comme certains actes techniques, chirurgicaux et obstétricaux.
Nouveaux dispositifs pour les médecins traitants
La réforme ne se limite pas aux spécialistes. Elle introduit aussi une consultation longue, facturée 60 euros une fois par an, destinée aux patients de plus de 80 ans dans des situations spécifiques, comme une sortie d’hospitalisation ou une réévaluation de traitements multiples. En parallèle, les anciens forfaits versés aux médecins généralistes sont remplacés par une rémunération annuelle unique par patient, modulée selon l’âge, l’état de santé et la situation sociale.
Selon l’Assurance-maladie, ces mesures visent à revaloriser l’exercice libéral, améliorer l’accès aux soins et renforcer la prévention, pour un coût estimé à plusieurs centaines de millions d’euros. Elles entrent toutefois en vigueur dans un climat tendu, marqué par l’appel à la grève des médecins libéraux début janvier, signe que ces ajustements, bien que significatifs, ne suffisent pas à apaiser les inquiétudes de la profession.