Un cas rarissime a bouleversé le centre hospitalier de Perpignan. Un homme de 25 ans, originaire d’Algérie et installé à Pia dans les Pyrénées-Orientales, est mort la semaine dernière après avoir contracté la rage. Le diagnostic a été confirmé par l’Institut Pasteur la veille de son décès. Une enquête épidémiologique est désormais en cours pour identifier l’origine de la contamination. L’interrogation reste entière : le patient n’avait pas voyagé récemment dans son pays d’origine, et aucune morsure ou griffure n’a été relevée lors de son admission. Or la période d’incubation du virus peut s’étendre sur plusieurs semaines, voire plusieurs mois, ce qui complique la recherche de la source.
Une maladie redoutée mais extrêmement rare en France
La direction de l’hôpital rappelle que la rage n’est pas transmissible d’un patient à l’autre, sauf cas exceptionnels. La maladie, qui s’attaque au système nerveux et provoque spasmes et troubles cardiaques, reste quasiment toujours mortelle une fois déclarée. Seule une vaccination immédiate après exposition suspecte peut protéger. Depuis les années 1970, la France n’a recensé que 26 cas humains. Le précédent remontait à 2023, lorsqu’une femme mordue par un chat au Maroc était décédée à Reims. Dans la plupart des cas, la contamination survient à l’étranger ou via des animaux importés illégalement. Ce nouveau décès souligne une fois encore la vigilance nécessaire face à une infection que l’on croit disparue en Europe mais qui continue de circuler dans de nombreux pays. Pour les autorités sanitaires, il s’agit désormais de retracer le parcours du jeune homme et d’écarter tout risque de propagation locale.
Que retenir rapidement ?
Un cas rarissime a bouleversé le centre hospitalier de Perpignan. Un homme de 25 ans, originaire d’Algérie et installé à Pia dans les Pyrénées-Orientales,