Les mésothéliomes et les cancers de la vessie sont désormais reconnus comme maladies professionnelles pour les pompiers
Les mésothéliomes et les cancers de la vessie sont désormais reconnus comme maladies professionnelles pour les pompiers

Un décret publié au Journal officiel élargit la liste des maladies professionnelles reconnues chez les sapeurs-pompiers, en y intégrant plusieurs cancers jusque-là absents. Cette évolution concerne à la fois les pompiers professionnels, les volontaires et les militaires engagés de manière permanente dans des missions de sécurité civile, et marque une avancée attendue de longue date par la profession.

Des pathologies désormais officiellement liées aux interventions

Le texte actualise deux tableaux relatifs à l’exposition aux fumées de combustion et à l’inhalation d’amiante. Désormais, les mésothéliomes et les cancers de la vessie sont considérés comme pouvant résulter de l’activité opérationnelle, parfois des décennies après l’exposition. Jusqu’ici, seuls deux cancers étaient reconnus comme maladies professionnelles chez les pompiers, une situation jugée largement insuffisante au regard des connaissances scientifiques actuelles.

Cette reconnaissance ouvre droit à une indemnisation spécifique, sans procédure lourde, dès lors que la situation du malade correspond aux critères établis. Elle s’appuie notamment sur les travaux du Centre international de recherche sur le cancer, qui avait mis en évidence dès 2022 un lien probable entre ces pathologies et l’exposition répétée aux fumées toxiques lors des incendies.

Au-delà de l’enjeu financier, les représentants des pompiers insistent sur la portée préventive de cette décision. Elle doit, selon eux, renforcer la vigilance sur les équipements de protection et accélérer les travaux en cours pour mieux évaluer et limiter les risques sanitaires liés à ce métier exposé.

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