La mairie de Fréjus, dirigée par David Rachline (RN), a été perquisitionnée ce mardi 4 mars dans le cadre d’une enquête du Parquet national financier (PNF) sur des soupçons de favoritisme et de corruption liés à des marchés publics. Cette opération mobilise une quarantaine de gendarmes et concerne également plusieurs entreprises locales.
L’enquête a été ouverte en janvier 2024, à la suite des révélations du livre Les Rapaces, qui accuse l’élu de liens troubles avec des entrepreneurs et d’un train de vie sans rapport avec ses revenus d’élu. David Rachline a toujours nié ces accusations, dénonçant une cabale politique.
Aucune garde à vue n’a été prononcée à ce stade, mais l’affaire pourrait fragiliser l’un des cadres les plus influents du Rassemblement national, ex-directeur de campagne de Marine Le Pen en 2017 et toujours vice-président du parti. Il doit par ailleurs comparaître en septembre prochain pour prise illégale d’intérêts concernant la gestion de deux sociétés d’économie mixte de la ville.