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Lors d’une réunion ce matin, les députés du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, désormais présidé par le Premier ministre Gabriel Attal, se sont mis d’accord sur la décision de ne pas soutenir des candidats du Rassemblement national (RN) ou de La France insoumise (LFI) pour les élections aux postes clés du Palais Bourbon (présidence, vice-présidences, questure…), qui débuteront jeudi.

« Il a été décidé ce matin à la quasi-unanimité du groupe qu’on ne prendrait pas part au vote en cas de candidatures RN ou LFI pour les élections internes », a indiqué un participant au Figaro.

Une nouvelle stratégie : « ni RN, ni LFI »

Cette position tranche avec l’attitude adoptée en 2022, quand des membres du RN et de LFI avaient accédé à des vice-présidences de l’Assemblée avec le soutien d’une partie des députés du camp présidentiel, dans le cadre d’un accord sur la répartition des postes.

Les députés doivent désormais soumettre cette stratégie aux autres groupes du camp présidentiel et tenter de trouver des accords plus larges. Première étape des négociations et premier consensus trouvé, lundi matin, les députés du groupe Renaissance se sont réunis en visioconférence autour de leur nouveau président, Gabriel Attal, pour jeter les bases des négociations à venir, en vue de la répartition des postes clés qui débutera ce vendredi à l’Assemblée nationale.

À l’issue d’un sondage interne, les macronistes ont trouvé un point d’accord. À 93 % d’entre eux, ils ont décidé de ne pas vouloir soutenir des députés issus de La France insoumise ni du Rassemblement national pour accéder aux différentes fonctions. Cette ligne est notamment soutenue par Roland Lescure, appelant à se concentrer sur une « coalition des raisonnables ».

« Rien dans le règlement de l’Assemblée nationale n’oblige à ce que les groupes obtiennent des postes en fonction de leur représentation. On doit maintenir le front républicain », a également souligné Charles Sitzenstuhl. Les règles de la Chambre basse précisent en effet que les parlementaires doivent « se forcer » de reproduire au sein du bureau « la configuration politique de l’Assemblée », sans que cela soit une contrainte.

Depuis deux ans, l’accès à ces fonctions les plus honorifiques du Palais Bourbon divise les macronistes. La présence de Sébastien Chenu et d’Hélène Laporte aux vice-présidences de l’hémicycle a longtemps été dénoncée comme une étape de plus vers la normalisation, acceptée en 2022 par une partie de la majorité. Nombre de députés trouvaient toutefois inaudible de barrer la route à des parlementaires élus par des millions de Français.

Ce vote permet donc de trouver une forme de compromis, en revenant à la ligne défendue pendant la campagne des législatives autour du rejet des « deux extrêmes ». Le groupe Renaissance doit toutefois soumettre cette stratégie à ses partenaires du camp présidentiel, sans aucune garantie qu’elle sera acceptée par ces derniers.

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