En appel, Brice Hortefeux nie tout lien avec un financement libyen de 2007
En appel, Brice Hortefeux nie tout lien avec un financement libyen de 2007

Hier, dans la salle d’audience, Brice Hortefeux a gardé le cap: rien, nulle part, jamais. Au procès en appel de l’affaire dite « Sarkozy-Kadhafi », l’ancien ministre et proche de Nicolas Sarkozy a contesté toute hypothèse de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, allant jusqu’a lancer: « Il est aujourd’hui établi qu’il n’y a pas eu de financement ». Une affirmation accueillie avec prudence par le parquet général, dans un dossier qui, depuis des années, se nourrit d’allers-retours entre déclarations péremptoires et zones grises.

Une rencontre à Tripoli qui revient comme un boomerang

Une partie du débat s’est concentrée sur une rencontre attribuée a Brice Hortefeux avec Abdallah Senoussi, figure sécuritaire du régime Kadhafi. Pour l’accusation, cet épisode pourrait s’inscrire dans un enchainement de contacts susceptibles d’avoir servi de relais, voire de marchepied, a d’eventuels flux financiers vers la campagne Sarkozy. L’intéressé, lui, refuse que le procès « dérive » vers d’autres protagonistes libyens et assure avoir « prouvé » sa bonne foi, une ligne de défense sans surprise, presque mécanique, face a des magistrats qui reviennent aux dates, aux agendas, aux détails qui coincent.

Reste un déplacement officiel en Libye, le 21 décembre 2005, qui pèse dans la balance: diner en son honneur, plusieurs dizaines d’invités, puis signature d’une « lettre d’entente » sur la formation de policiers et d’une « déclaration de Tripoli » sur les collectivités locales. Sur le papier, de la coopération administrative; dans un prétoire, chaque paraphe devient un indice possible, chaque photo un morceau de récit. L’appel sert a ça: retester la solidité du dossier, mesurer la cohérence des versions, trancher ce qui relève de la diplomatie ordinaire ou d’un autre jeu, plus trouble, dont la justice cherche encore les contours.

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