Un récent dimanche matin, le fils d’un propriétaire revient prendre possession de la maison familiale désertée à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et tombe sur deux hommes de 27 ans en pleine occupation. Sous l’œil impuissant du témoin, les squatteurs – originaires d’Algérie et sous obligation de quitter le territoire (OQTF) – laissent traîner canettes et bouteilles vides, forcent la porte de la cave et s’emparent de quelques objets avant de s’évaporer.
Garde à vue express, relaxe tout aussi rapide
Les deux hommes sont rapidement interpellés et placés en garde à vue pour violation de domicile, vol, dégradation et séjour irrégulier. Pourtant, la suite se fait attendre : le parquet renonce à toute poursuite. Leur seul « châtiment » ? Une interdiction de retour à Conflans pour six mois et le renouvellement de l’OQTF à l’un d’eux, tandis que l’autre repart libre. Devenu champ de squat puis de procédure avortée, ce qui devait être la demeure du défunt père est désormais marqué par la dégradation et l’abandon judiciaire. Le propriétaire, démuni, voit ses démarches validées par la justice, mais sans obtenir la moindre réparation, rappelant la difficulté à faire valoir ses droits face à l’urgence sociale et aux failles du système judiciaire.