Meurtre de Quentin : six suspects identifiés, tous membres de la Jeune Garde, mouvement fondé par le député LFI Raphaël Arnault, puis dissout
Meurtre de Quentin : six suspects identifiés, tous membres de la Jeune Garde, mouvement fondé par le député LFI Raphaël Arnault, puis dissout

Les investigations visant à élucider l’agression mortelle de Quentin Deranque, étudiant de 23 ans décédé à Lyon après avoir été lynché à mort, ont franchi une nouvelle étape. Selon Le Progrès, six personnes – cinq hommes et une femme – ont été identifiées par les enquêteurs comme étant affiliées à la Jeune Garde, un mouvement d’ultra-gauche fondé par Raphaël Arnault puis dissout. Ces individus sont soupçonnés d’avoir porté les coups ayant entraîné le décès de Quentin Deranque.

Aucune interpellation pour l’instant

À ce stade, aucune garde à vue n’a encore été déclenchée. Les enquêteurs privilégient la collecte de l’ensemble des preuves avant de procéder à des interpellations formelles. Ils examinent notamment les images de vidéosurveillance, les témoignages directs ainsi que les données techniques comme les bornages téléphoniques. Un agent a précisé à Le Progrès que « l’affaire est très sensible, surtout à un mois des élections municipales ».

Jacques-Elie Favrot sur les lieux

Parmi les personnes présentes au moment des faits figure Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault et membre de la Jeune Garde. Il a été repéré au sein d’un groupe d’une vingtaine de militants d’ultra-gauche aux abords de Sciences Po Lyon, où les tensions avaient éclaté lors d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan.

Un meurtre de sang froid

L’agression a eu lieu jeudi soir, et Quentin Deranque est décédé samedi des suites de ses blessures, principalement un traumatisme crânien. Le parquet de Lyon a requalifié l’enquête en homicide volontaire après le rapport d’autopsie, confirmant que l’étudiant n’avait aucune chance de survie, même en cas de prise en charge immédiate.

L’affaire a suscité de vives réactions au sein de la classe politique. L’Assemblée nationale a effectué une minute de silence en hommage à Quentin Deranque, initiative approuvée par l’ensemble des groupes parlementaires. Du côté de l’exécutif, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a dénoncé les violences attribuées à l’ultra-gauche, tandis que le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, a insisté sur le respect des conclusions de la justice et sur l’absence de responsabilité politique du parti.

Pour l’heure, les autorités judiciaires poursuivent leurs investigations avec prudence. Les auditions de témoins et l’analyse des éléments visuels et techniques se poursuivent afin d’établir précisément les responsabilités des six suspects identifiés avant toute interpellation. Une interpellation que beaucoup trouvent aujourd’hui bien longue à venir…

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