Le lycée Romain-Rolland de Goussainville traverse une crise majeure depuis la suspension de son proviseur, écarté de ses fonctions lundi après la révélation d’échanges à caractère sexuel avec un élève de l’établissement âgé de 17 ans.
Une alerte interne qui déclenche la procédure
Selon l’académie de Versailles, les faits ont été révélés le 28 novembre, lorsqu’un élève confia au conseiller principal d’éducation avoir entretenu des échanges explicites avec le proviseur sur l’application Grindr. Malgré la connaissance de l’âge du jeune homme, le chef d’établissement aurait poursuivi la conversation. La famille du mineur a déposé une main courante, et les services académiques ont immédiatement signalé l’affaire au procureur au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale. Dès lundi, le proviseur, en poste depuis 2019, a été suspendu et remplacé par une proviseure nommée en urgence. Une procédure disciplinaire a été engagée par l’académie.
Une communauté scolaire sous choc
L’affaire a été annoncée aux personnels et aux familles le jour même, provoquant une onde de stupeur. Des infirmières, psychologues et équipes spécialisées ont été dépêchés dans le lycée pour recueillir la parole des élèves et soutenir les adultes de la communauté éducative. La Brigade régionale de sécurité, chargée d’intervenir dans les établissements franciliens, a été mobilisée pour sécuriser les lieux.
Une enquête désormais entre les mains de la justice
Le parquet de Pontoise a été destinataire du signalement et doit déterminer les suites judiciaires. Les services académiques, eux, poursuivent leur propre procédure par voie disciplinaire. Cette affaire, qui met en cause l’autorité la plus élevée de l’établissement, relance les interrogations sur les mécanismes de protection des mineurs dans l’Éducation nationale et la rapidité de traitement des alertes. La situation reste suivie de près, alors que la communauté éducative tente de retrouver un fonctionnement apaisé dans un climat lourd et particulièrement sensible.