Les autorités bulgares ont annoncé l’arrestation de 35 personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau criminel impliqué dans un trafic à grande échelle de biens culturels à travers l’Europe. Selon l’agence de presse BTA, l’opération d’envergure a été menée par l’unité nationale de lutte contre le crime organisé.
Les enquêteurs ont indiqué avoir effectué 131 perquisitions en seulement 24 heures, aboutissant à la saisie de milliers d’objets culturels de grande valeur. Le nombre de pièces retrouvées continue d’augmenter à mesure que les inspections se poursuivent dans plusieurs localités du pays.
Lors d’un point de presse relayé par BTA, le chef de la Direction générale de lutte contre le crime organisé, Boyan Raev, a précisé que les forces de l’ordre avaient également découvert plus de 50 armes à feu anciennes au cours de l’opération. Ces éléments laissent penser à un réseau structuré, doté de ressources importantes et potentiellement actif depuis plusieurs années.
Les autorités n’ont pas encore détaillé l’étendue du trafic ni les destinations finales des objets saisis, mais l’enquête se poursuit afin d’identifier les ramifications européennes du réseau. Les procureurs bulgares coopèrent avec plusieurs États membres de l’Union européenne pour déterminer la provenance exacte des biens et évaluer les dommages causés au patrimoine culturel.
Cette affaire illustre l’ampleur croissante du trafic d’antiquités en Europe, un marché illicite qui alimente des organisations criminelles bien implantées et contribue à la disparition d’objets historiques irremplaçables. Les autorités espèrent que ces arrestations permettront de freiner durablement les activités du groupe.