« Je suis libre maintenant » : des migrants vénézuéliens libérés d’une prison au Salvador retrouvent leurs proches
« Je suis libre maintenant » : des migrants vénézuéliens libérés d’une prison au Salvador retrouvent leurs proches

Après plusieurs mois de détention dans une prison tristement célèbre au Salvador, plusieurs Vénézuéliens ont été libérés et ont retrouvé leurs familles au Venezuela cette semaine, dans un climat mêlant émotion et soulagement. Ces hommes, expulsés des États-Unis en mars dernier, avaient été accusés à tort d’appartenir à un gang criminel, des accusations qu’ils ont toujours fermement niées.

Parmi eux figurent Arturo Suarez, un chanteur, et un coiffeur dont l’identité n’a pas été précisée. Mardi, Suarez a été accueilli dans le quartier populaire d’El Valle, au sud de Caracas, par sa sœur, sa tante et plusieurs cousins. Larmes, embrassades et cris de joie ont marqué ces retrouvailles chargées d’émotion. « Je suis libre maintenant », a-t-il confié, la voix tremblante, après des mois d’incarcération dans des conditions extrêmement dures.

Ces hommes faisaient partie d’un groupe de migrants vénézuéliens expulsés par les États-Unis vers l’Amérique centrale. Selon les autorités américaines, ils étaient soupçonnés de liens avec des organisations criminelles. Mais leurs familles, tout comme les intéressés eux-mêmes, ont toujours affirmé qu’il s’agissait d’une erreur. Aucun élément concret n’a été présenté publiquement à l’appui des accusations.

La détention s’est déroulée au sein du système pénitentiaire du Salvador, réputé pour sa sévérité et ses conditions de détention décriées par les organisations de défense des droits humains. Ce transfert et l’incarcération qui a suivi ont été vécus comme une épreuve d’une extrême violence psychologique pour les détenus, pour la plupart jeunes, sans casier judiciaire, venus chercher un avenir meilleur hors de leur pays en crise.

Le gouvernement vénézuélien n’a pas encore officiellement commenté l’affaire. Mais des proches des anciens détenus appellent désormais à une reconnaissance officielle de l’erreur et à une aide pour permettre à ces hommes de se reconstruire. Certains d’entre eux envisagent déjà de repartir à l’étranger, malgré les traumatismes subis.

Ces libérations relancent les critiques autour des politiques migratoires de plus en plus dures menées par Washington et ses partenaires dans la région. Elles soulignent aussi la vulnérabilité croissante des migrants vénézuéliens, souvent pris dans des engrenages judiciaires opaques et sans protection réelle en dehors de leur pays.

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