Plus de 137 ans après les crimes qui ont terrorisé Londres, l’affaire Jack l’Éventreur continue d’alimenter les débats. De récentes analyses ADN menées sur un châle attribué à l’une des victimes ont ravivé l’hypothèse selon laquelle le tueur pourrait être Aaron Kosminski, un barbier polonais déjà suspecté à l’époque.
Un mystère vieux de plus d’un siècle
À l’automne 1888, cinq femmes sont retrouvées assassinées dans le quartier de Whitechapel, à l’est de Londres. Les meurtres, d’une extrême violence, mettent la police britannique en échec et donnent naissance à la légende de Jack l’Éventreur. Malgré des milliers d’heures d’enquête et des générations d’historiens, le mystère reste entier. Les dernières avancées scientifiques reposent sur des prélèvements ADN effectués sur un châle qui aurait appartenu à la quatrième victime. Selon certaines analyses, des traces correspondant au profil d’Aaron Kosminski auraient été identifiées. Ce dernier, interné pour schizophrénie paranoïaque, figurait déjà parmi les principaux suspects en 1888.
Des résultats controversés
Si cette découverte a relancé l’intérêt du public, plusieurs spécialistes appellent à la prudence. Les analyses reposent sur l’ADN mitochondrial, une technique qui ne permet pas d’identifier formellement un individu, mais seulement d’établir une correspondance partielle entre profils familiaux. De plus, l’authenticité du châle utilisé comme preuve reste sujette à caution, l’objet n’ayant jamais été certifié comme provenant directement d’une scène de crime. Face à ces incertitudes, les chercheurs rappellent que la science seule ne suffira sans doute pas à lever le voile sur cette énigme. D’autres théories persistent, attribuant le tueur à un membre de la noblesse, à un écrivain célèbre ou même à une femme. Un siècle après les faits, Jack l’Éventreur demeure une figure insaisissable de l’histoire criminelle britannique, symbole d’un mystère que ni la police victorienne ni les technologies modernes ne sont encore parvenues à résoudre.