Une douzaine de personnes ont été placées en détention provisoire dans deux enquêtes distinctes liées à des fusillades sur des points de vente de stupéfiants dans l’agglomération bordelaise, a annoncé mardi le parquet de Bordeaux. Aucun décès n’a été signalé dans ces deux dossiers.
Dans le premier volet, huit suspects, dont cinq mineurs, ont été mis en examen lundi après une tentative de prise de contrôle d’un important point de deal dans le quartier des Aubiers à Bordeaux. Un coup de feu avait été tiré en pleine journée, provoquant le confinement temporaire d’établissements scolaires, puis un second tir, considéré comme accidentel, est survenu lors d’une interpellation.
Des jeunes recrutés via les réseaux sociaux, des commanditaires recherchés
Selon le parquet, les mis en cause, âgés de 16 à 23 ans, venaient de plusieurs régions et n’étaient pas originaires de Bordeaux. Ils auraient été recrutés via les réseaux sociaux pour mener ce « coup de force » contre rémunération. Les commanditaires restent à identifier, et l’enquête a été confiée notamment à la Division de la criminalité organisée et spécialisée.
Le second dossier concerne des tirs « en rafale » le 29 janvier à Lormont, en banlieue bordelaise. Il a conduit à l’interpellation d’un mineur de 17 ans et de plusieurs jeunes majeurs, également mis en examen et incarcérés. Les autorités évoquent une montée de violences liées aux rivalités entre groupes dans la région.