Paris : le procès de l’affaire Lola ravive une douleur nationale
Paris : le procès de l’affaire Lola ravive une douleur nationale

Dahbia Benkired sera jugée en octobre prochain devant la cour d’assises de Paris pour le meurtre de la jeune Lola, une affaire qui avait profondément bouleversé la France en 2022.

Un meurtre abominable

Le 14 octobre 2022, le corps sans vie de Lola, âgée de 12 ans, avait été découvert dans une malle au pied de son immeuble du 19ᵉ arrondissement de Paris. L’enquête avait rapidement conduit à l’arrestation de Dahbia Benkired, une Algérienne alors âgée de 24 ans, interpellée le lendemain des faits. Selon la police, elle aurait entraîné la jeune fille dans l’appartement de sa sœur, situé dans le même immeuble, où elle lui aurait imposé des sévices ayant entraîné la mort de l’enfant. 

Jugée pour viol sur mineure avec torture et ou acte de barbarie

Après une instruction minutieuse, le parquet de Paris a requis, en septembre 2024, le renvoi de Dahbia Benkired devant la cour d’assises pour “meurtre d’un mineur de 15 ans accompagné ou précédé d’un viol, de torture ou d’actes de barbarie”, ainsi que pour “viol sur mineur avec torture ou acte de barbarie”. Ces chefs d’accusation sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité. 

En novembre 2024, le juge d’instruction a suivi ces réquisitions en ordonnant un procès aux assises pour l’accusée. L’avocate de la famille de Lola, Me Clotilde Lepetit, a salué cette décision, soulignant “le sérieux du travail qui a été consacré à ce dossier criminel hors norme”. 

La meurtrière est une psychopathe

La question de la responsabilité pénale de Dahbia Benkired a été au cœur des débats. Une première expertise psychiatrique réalisée fin 2022 avait conclu que la mise en cause ne souffrait “d’aucun trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli ou altéré son discernement”. Une contre-expertise en janvier 2024 a confirmé cette conclusion, évoquant également des “éléments allant dans le sens d’une forte psychopathie”. Ces évaluations ont donc confirmé que l’accusée est apte à être jugée pénalement. 

Le procès prévu en octobre 2025 sera l’occasion pour la justice de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame et de déterminer les responsabilités de Dahbia Benkired. La famille de Lola, soutenue par leur avocate, espère que ce procès permettra de rendre hommage à la mémoire de leur fille et d’obtenir des réponses aux nombreuses questions qui subsistent.

Le père de Lola tué par le chagrin

Pour rappel, le 23 février 2024, Johan Daviet, père de la jeune Lola, était décédé à l’âge de 49 ans à Fouquereuil, dans le Pas-de-Calais, victime d’un arrêt cardiaque. 

Depuis la perte de sa fille, Johan Daviet traversait une période particulièrement difficile. En octobre 2023, il avait confié à RTL être “retombé dans [ses] démons”, faisant référence à des problèmes d’alcoolisme qu’il avait surmontés auparavant. Il expliquait alors : « Cela fait un an que j’encaisse. »

Partager