Douze prévenus, un réseau implanté dans quatre départements et plusieurs millions d’euros en jeu : le tribunal judiciaire de Belfort juge depuis ce lundi un vaste trafic de stupéfiants démantelé entre 2023 et 2024. L’ouverture du procès a été marquée par des demandes de renvoi formulées par les avocats de la défense, en raison d’absences prévues lors de l’audience. Ces requêtes ont été rejetées par le tribunal, qui a préféré réorganiser le calendrier des auditions.
Un réseau structuré, dirigé en partie depuis la prison
Selon l’instruction, les têtes du réseau agissaient même depuis leur cellule. Le trafic aurait concerné cannabis, cocaïne et héroïne, avec des ventes actives dans le Territoire de Belfort, le Doubs, la Haute-Saône et le Haut-Rhin. Le système était bien huilé : véhicules de livraison, cartes de fidélité, promotions, points de vente fixes… Le tout assorti de violences et menaces envers ceux qui tentaient de quitter l’organisation. Les deux principaux accusés, entendus le 30 juin, risquent jusqu’à 20 ans de prison. Le procès se poursuit jusqu’au 3 juillet sous haute sécurité.