Attaque de l'Arc de Triomphe : le parcours de Brahim Bachir récidiviste radicalisé
Attaque de l'Arc de Triomphe : le parcours de Brahim Bachir récidiviste radicalisé

L’homme abattu vendredi 13 février après avoir tenté d’attaquer des gendarmes sous l’Arc de Triomphe a été identifié comme Brahim Bahrir, un Français de 48 ans déjà condamné pour terrorisme en Belgique. Le Parquet national antiterroriste a confirmé qu’il s’agissait d’un ancien détenu, libéré fin décembre 2025 après avoir purgé une peine de 17 ans de réclusion.

Né en 1978 en région parisienne, il avait été condamné en 2013 par la justice belge pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste. En juin 2012, à Bruxelles, il avait attaqué au couteau deux policiers lors d’un contrôle dans une station de métro à Molenbeek. Proche de la mouvance islamiste radicale, il avait expliqué vouloir se venger de l’interdiction du port du niqab en Belgique. Les juges avaient retenu la qualification terroriste, écartant la thèse d’un acte isolé.

De la surveillance à l’attaque

Transféré en France en janvier 2015 pour y purger la fin de sa peine, il est sorti de prison le 24 décembre 2025. Depuis, il faisait l’objet d’une surveillance judiciaire et d’une mesure individuelle de contrôle administratif (Micas), l’obligeant notamment à pointer quotidiennement au commissariat. Fiché pour radicalisation, il résidait à Aulnay-sous-Bois.

Vendredi soir, peu avant 18 heures, il s’est présenté sous l’Arc de Triomphe, armé d’un couteau et d’une paire de ciseaux, lors du ravivage de la flamme du soldat inconnu. Il avait auparavant contacté un commissariat pour annoncer son intention de s’en prendre aux forces de l’ordre. Neutralisé par un gendarme après s’être précipité sur un militaire, il est décédé à l’hôpital des suites de ses blessures. L’enquête a été ouverte pour tentative d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste.

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