Attaque canine à Ancenis : le maître condamné, le chien euthanasié
Attaque canine à Ancenis : le maître condamné, le chien euthanasié

Un an de prison avec sursis, une interdiction de détenir un chien soumis à autorisation, et 20 000 euros de dommages et intérêts : c’est le verdict prononcé le 24 juin 2025 par le tribunal correctionnel de Nantes à l’encontre d’un quinquagénaire d’Ancenis-Saint-Géréon. Son chien de catégorie 1, un « staff » détenu sans autorisation administrative, avait violemment mordu une femme au visage. La victime avait dû subir une intervention nécessitant quinze points de suture. L’affaire avait débuté un an plus tôt, en mai 2024, lorsqu’un premier incident impliquant l’animal avait été signalé dans les escaliers de l’immeuble où résidait son maître. Le chien, non muselé à l’époque, avait attaqué un congénère sans provocation apparente. Suite à cet événement, l’homme avait entrepris quelques démarches : muselage systématique, suivi éducatif canin, attestation d’aptitude, assurance en responsabilité civile… mais sans jamais finaliser l’enregistrement officiel de l’animal à la mairie, invoquant des difficultés financières.

Une visite de courtoisie qui vire au drame

Le 11 septembre 2024, le chien, cette fois muselé et attaché, était à nouveau impliqué dans une altercation sur la voie publique. Pris à partie par un autre chien, il avait été blessé au visage. Son propriétaire l’avait alors ramené dans son appartement pour le soigner. Mais quelques heures plus tard, la maîtresse de l’autre animal s’était présentée chez lui pour présenter ses excuses et proposer de régler les frais vétérinaires. Le chien, encore sous le choc, s’en était alors pris à elle, la mordant violemment au visage. Le ministère public avait requis quinze mois de prison avec sursis contre le propriétaire, soulignant l’absence d’autorisation pour un chien considéré comme dangereux, malgré les démarches partielles engagées. Le parquet avait également demandé une interdiction de cinq ans de détention d’un tel animal. Le tribunal a retenu une peine plus clémente mais a suivi l’essentiel des réquisitions : interdiction de détention, six amendes pour des infractions connexes, et 20 000 euros à verser à la victime, bien en deçà des 100 000 euros réclamés. À l’audience, ni la victime ni son conseil n’étaient présents. Le prévenu, qualifié de « primo-délinquant », n’a pas contesté les faits. Son chien, quant à lui, a été euthanasié.

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