La cour criminelle de Seine-Saint-Denis a condamné vendredi un homme à dix ans de réclusion criminelle pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, dans l’affaire de la mort de Jeremie Cohen. Les faits remontent au 16 février 2022 à Bobigny, où la victime, âgée de 31 ans et souffrant de troubles psychiques, avait été mortellement percutée par un tramway après avoir tenté de fuir une agression.
Les magistrats ont estimé que les violences répétées commises par l’accusé avaient directement provoqué la fuite de Jeremie Cohen et, par conséquent, l’accident mortel. Le parquet avait requis onze ans de réclusion. L’accusé, qui reconnaissait les coups mais contestait leur lien avec le décès, a été jugé responsable de violences en réunion.
Un second prévenu condamné, une affaire très médiatisée
Un second homme a été condamné à trente mois de prison, dont quinze avec sursis, pour des violences en réunion commises lors d’une première altercation. Sa peine ferme étant aménageable, il est reparti libre après l’audience.
L’affaire avait connu un fort retentissement médiatique, notamment après la diffusion d’une vidéo montrant les violences puis la collision survenue quelques secondes plus tard. Les débats ont porté sur le lien de causalité entre l’agression et l’accident, ainsi que sur les circonstances ayant conduit aux faits.