Le Conseil de sécurité des Nations unies a condamné jeudi les récentes frappes menées contre Doha, la capitale du Qatar, dans une déclaration adoptée à l’unanimité par ses 15 membres, y compris les États-Unis, alliés d’Israël. Le texte ne mentionne toutefois pas explicitement l’État hébreu comme auteur de l’attaque.
Mardi, Israël avait visé des dirigeants politiques du Hamas présents au Qatar, intensifiant ses opérations militaires au-delà de la bande de Gaza. Washington a qualifié cette frappe d’« escalade sérieuse », tout en soutenant la déclaration onusienne.
Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, Cheikh Mohammed bin Abdulrahman Al-Thani, a assisté à la réunion d’urgence du Conseil. Doha a dénoncé une violation grave de sa souveraineté et appelé la communauté internationale à réagir fermement.
Cette prise de position du Conseil de sécurité intervient dans un contexte diplomatique particulièrement tendu. Le Qatar joue depuis des mois un rôle de médiateur dans les négociations de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, avec le soutien de Washington et du Caire.
La condamnation, bien que symbolique, met en lumière la complexité des équilibres diplomatiques : elle marque une désapprobation des frappes, tout en évitant de heurter frontalement Israël. Pour le Qatar, elle représente néanmoins un appui politique important face à une escalade qui menace de fragiliser son rôle dans la médiation régionale.